
Aujourd’hui 17 février est un jour-charnière : demain commence le Carême.
Mardi gras est un jour spécial où les agapes sont tolérées. Le terme de gras est assez explicite : c’est le dernier jour où l’on s’autorise à manger des aliments riches (viande, beurre, sucre) avant d’entamer le Carême. Cette période de jeûne et d’austérité dure 40 jours et précède Pâques, comme vous le savez.
Le mercredi des Cendres, après l’homélie, le prêtre bénit les cendres. Petite particularité historique : on n’utilise pas n’importe quelles cendres. Ce sont celles obtenues en brûlant les rameaux d’olivier ou de buis bénis lors de la fête des Rameaux de l’année précédente. Le prêtre récite une prière de bénédiction et asperge parfois les cendres d’eau bénite.
C’est le moment le plus marquant. Les fidèles s’avancent vers l’autel, et le prêtre (ou un ministre laïc) dépose un peu de cendres sur leur front en traçant un signe de croix. Pendant ce geste, il prononce l’une de ces deux paroles :
- « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (la formule la plus courante aujourd’hui).
- « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ».
Le rituel ne s’arrête pas à la porte de l’église. Pour l’Église catholique, le Mercredi des Cendres est l’un des deux seuls jours de l’année (avec le Vendredi Saint) où le jeûne et l’abstinence sont obligatoires.
Autrefois, l’imposition des cendres était un rite public réservé aux « grands pécheurs » qui devaient faire pénitence devant toute la communauté. Aujourd’hui, c’est un geste d’humilité partagé par tous les fidèles, du pape au simple laïc.
Je vous souhaite de passer un Bon Carême avec la foi au fond du cœur sous le regard de la Vierge Marie et de Son Divin Fils.
En union de prières,
Sanctuaire Notre Dame de Bon Secours
